Un organisateur qui prépare un séminaire tape rarement votre nom. Il tape « conférencier intelligence artificielle », « intervenant cybersécurité Lyon », ou demande à ChatGPT : « quel expert pourrait parler de la transition énergétique à notre convention ? ». Si votre expertise n’apparaît pas dans ces réponses, vous n’existez pas pour lui.
Bonne nouvelle : Google et les assistants d’IA récompensent à peu près la même chose. Une expertise clairement décrite, sur des pages accessibles, et confirmée par des sources que vous ne contrôlez pas.
Comment les organisateurs cherchent un conférencier
Il y a deux moments de recherche, et ils n’appellent pas les mêmes efforts.
La découverte. L’organisateur ne vous connaît pas. Il cherche un sujet, parfois une ville : « conférencier leadership », « conférencier RSE Toulouse ». Ce sont les pages thématiques des plateformes, les articles et les listes qui ressortent. Votre objectif : figurer sur ces pages.
La vérification. Quelqu’un lui a donné votre nom, ou il l’a trouvé quelque part. Il tape alors « Prénom Nom » pour savoir qui vous êtes. Votre objectif : que les premiers résultats racontent la même histoire, celle de votre expertise.
Être trouvé sur Google
Une page de référence à votre nom
Il vous faut au moins une page qui dit clairement qui vous êtes, ce que vous savez et ce dont vous parlez en conférence : votre propre site, ou un profil sur une plateforme bien référencée. Elle doit contenir :
- votre nom complet, écrit toujours de la même façon ;
- une phrase qui résume votre expertise et votre public ;
- vos thèmes de conférence, avec les mots que tapent les organisateurs ;
- votre ville et votre zone d’intervention ;
- vos formats, une indication de tarif, une vidéo ;
- vos preuves : livres, publications, postes, interventions, presse, chacune avec un lien.
Les mots des organisateurs
Écrivez vos thèmes comme un organisateur les chercherait. « Conférence sur l’intelligence artificielle pour les directions générales » sera trouvée ; « Embrasser la disruption » ne le sera pas. Un titre de conférence peut être créatif, la description doit être claire.
Les sources tierces
Google fait davantage confiance à ce que d’autres disent de vous qu’à ce que vous dites de vous-même. Chaque mention externe compte :
- interviews et articles dans la presse, générale ou spécialisée ;
- podcasts, émissions, tables rondes filmées ;
- programmes d’événements où vous êtes intervenu ;
- publications, études, livres, pages d’auteur chez votre éditeur ;
- pages de votre université, de votre entreprise ou de votre association.
Demandez systématiquement aux organisateurs de citer votre nom et de faire un lien vers votre page de référence dans le programme ou le compte rendu de l’événement.
La vidéo
Les organisateurs veulent voir avant de réserver. Une vidéo publiée sur une plateforme publique, titrée avec votre nom et votre sujet, apparaît souvent dans les résultats de recherche et rassure immédiatement.
Être cité par les IA
ChatGPT, Perplexity, Gemini ou Claude répondent de deux façons : à partir de ce qu’ils ont appris en lisant le web, et, de plus en plus, en faisant une recherche en direct dont ils citent les sources. Dans les deux cas, ils s’appuient sur des pages publiques. Il n’existe pas de formulaire pour « s’inscrire » dans une IA, et personne ne peut vous garantir d’y apparaître. Mais certains éléments augmentent nettement vos chances.
Une description stable et répétée. Si votre site, votre profil LinkedIn, votre page d’éditeur et votre profil de conférencier disent tous « spécialiste de la gestion de crise industrielle », les IA retiennent cette association. Si chaque page dit autre chose, elles ne retiennent rien.
Des faits vérifiables plutôt que des superlatifs. Une IA reprend plus volontiers « auteur de deux livres sur la cybersécurité industrielle, ancien responsable de la sécurité d’un groupe » que « expert reconnu et passionné ». Les faits se recoupent, les adjectifs non.
Des sources indépendantes. Comme Google, les IA accordent du poids à ce que d’autres publient : presse, programmes d’événements, publications, encyclopédies. Une seule page à votre gloire pèse peu ; dix sources qui se recoupent pèsent beaucoup.
Des pages lisibles par les machines. Du texte réel plutôt que des images, des pages accessibles sans compte, et des données structurées qui indiquent clairement qu’il s’agit d’une personne, de son métier et de ses sujets. Si vous avez votre propre site, vérifiez qu’il ne bloque pas les robots des moteurs et des assistants d’IA.
Une présence là où les IA cherchent. Lorsqu’on leur demande un conférencier sur un sujet, les assistants qui cherchent en direct consultent les plateformes, annuaires et articles qui répondent à cette question. Y figurer avec un profil complet est souvent le chemin le plus court.
Testez vous-même : demandez à plusieurs assistants « quels conférenciers pourraient parler de [votre sujet] ? » et « qui est [votre nom] ? ». Notez les sources qu’ils citent. Ce sont les pages à soigner en priorité, et celles où il vous manque une présence.
Wikipédia : une bonne idée ?
Une page Wikipédia est une source très utilisée par Google et par les IA. Mais Wikipédia a des règles strictes : un sujet doit être déjà couvert par des sources indépendantes et reconnues, et l’encyclopédie déconseille fortement d’écrire sur soi-même. Une page créée par vous ou pour vous, sans sources suffisantes, risque d’être supprimée. Concentrez-vous sur les sources indépendantes : si elles s’accumulent, la question se posera d’elle-même.
La liste de contrôle
| À faire | Pourquoi |
|---|---|
| Une page de référence complète à votre nom | C’est elle que Google et les IA doivent trouver d’abord |
| Le même nom et la même description partout | Les moteurs et les IA associent ce qui se répète |
| Des thèmes écrits avec les mots des organisateurs | C’est ce qu’ils tapent |
| Une vidéo publique d’une intervention | Elle ressort dans les résultats et rassure |
| Des liens vers chaque preuve | Les faits se vérifient, les superlatifs non |
| Des mentions dans la presse et les programmes | Les sources tierces pèsent plus que les vôtres |
| Un test régulier dans plusieurs IA | Pour savoir quelles pages comptent vraiment |
Les erreurs qui rendent invisible
Un nom écrit de trois façons. Avec ou sans deuxième prénom, avec ou sans titre : les moteurs ne relient pas toujours ces variantes.
Un profil derrière un compte. Une page que l’on ne peut lire qu’après connexion n’existe pas pour Google ni pour les IA.
Une biographie en image ou en PDF seul. Le texte doit être sur la page, lisible.
Tout miser sur un seul réseau social. Une plateforme peut changer ses règles, et ses pages ne sont pas toujours bien indexées. Gardez une page de référence que vous maîtrisez ou qui est publique.
Promettre ce qu’on ne peut prouver. Ce qui ne se recoupe nulle part n’est pas repris, ou l’est avec prudence.
Un profil pensé pour Google et pour les IA
Sur Eystrade, chaque profil d’expert est une page publique, lisible sans compte, indexée sur Google. Elle présente vos thèmes, votre ville, vos formats et vos tarifs, avec des données structurées qui décrivent une personne et son expertise. Surtout, elle affiche vos preuves publiques, chacune avec un lien vers sa source, selon une méthode de vérification publique : exactement le type de faits recoupés que reprennent les moteurs et les assistants d’IA. Les pages thématiques, elles, répondent aux recherches des organisateurs par sujet et par ville.
Créez votre profil d’expert, gratuit, ou lisez d’abord notre guide pour devenir conférencier.